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Transport
et l’économie du Québec
Pour un Québec lucide :
réaction d'Option Transport Durable
19 octobre 2005 - Douze personnalités du Québec, dont l'ancien
Premier ministre Lucien Bouchard, appellent leurs concitoyens à faire preuve de
lucidité afin de
préparer l'avenir, et ce en ouvrant un débat sur l'actuel statu quo de la société
québécoise (voir le
résumé de Radio-Canada).
Éditorial -
Option Transport Durable affirme qu'investir dans le transport collectif est la
meilleure façon de préparer l'avenir économique et écologique, en réduisant nos
importations et en faisant travailler les gens d'ici. Chaque année, les
Québécois dépensent 47 milliards $ pour l'automobile tandis
que nous
ne produisons pas de pétrole et n'assemblons plus aucune automobile. Cependant,
Bombardier construit des tramways et des trains de banlieue partout dans le monde,
mais très peu au Québec étant donné le manque d'intérêt de nos élus. Des
dizaines de milliers d'emplois pourraient être créés dans ce domaine, mais la
majorité des fonds publics pour les
transports vont à construire ou à élargir de
nouvelles autoroutes. Les douze personnalités auraient dû lire
Le transport
en commun : un puissant moteur du développement économique de la région
métropolitaine de Montréal de
La Chambre de commerce du
Montréal métropolitain. La lucidité, ce serait plutôt d'investir dans ce qui nous
enrichi, soit le transport durable. En parlant d'avenir, sera-t-on prêt
pour
Kyoto et
pour
le prochain choc pétrolier?
Dépense assumée pour la
possession et l'opération des 4 millions
d'automobiles et de camions légers immatriculés au Québec
2003
- L'auteur Richard Bergeron
estime dans ont document L’économie de
l’automobile au Québec, que
47,5 milliards de dollars
ont été investis dans l'automobile au Québec en 2002.
La Chambre de commerce du
Montréal métropolitain dévoile
une importante étude :
Le transport
en commun : un puissant moteur du développement économique de la région
métropolitaine de Montréal
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10 décembre 2004
-
La Chambre de commerce du
Montréal métropolitain dévoile
une importante étude économique sur
le transport collectif avec 3 grandes
sections :
1. Le transport en commun et le développement économique des régions
métropolitaines
2. Le transport en commun dans la région de Montréal et les activités
économiques qu’il génère.
3. Le transport en commun dans la région de Montréal et les bénéfices
économiques qu’il génère.
« En 2003, par exemple, le transport en
commun a permis aux ménages montréalais d’économiser près de 600 millions $
en frais de déplacement. Or, ces économies donnent un pouvoir d’achat accru
aux ménages qui peuvent ainsi dépenser davantage en magasinage, en sorties
culturelles et en loisirs. Ce faisant, ce sont deux fois plus de retombées
économiques qui sont générées pour la région montréalaise que si ces mêmes
montants avaient été dépensés pour leur automobile, et ce, au plus grand
bénéfice d’une foule de commerçants et de manufacturiers locaux » a déclaré
M. Benoit Labonté, président et chef de la direction de la Chambre de
commerce du Montréal métropolitain. |
Voir
l'étude
(425 k) de la
Chambre de commerce du
Montréal métropolitain.
La Figure à votre droite illustre la comparaison des les impacts économiques
générés par le transport en commun à ceux découlant du transport privé en
voiture.
Étude page 23.
Source : SECOR Conseil,
à partir de simulations de l'Institut de la statistique du Québec. |
Le transport en commun génère deux
fois plus de retombées économiques que le transport privé en automobile :
 |
| La Figure à votre
droite illustre "le plus fort taux d’importation des dépenses effectuées
dans le transport privé en voiture. ...pour chaque tranche de 10 millions de
dollars de dépenses effectuées en transport en commun, environ 10 % sont
associées à l’achat de biens et services non produits sur le territoire qui,
par conséquent, « quittent » le Québec. Ce « taux de fuite » s’élève à près
de 50 % dans le cas d’une dépense en transport privé en voiture."
Étude page 24.
Source : SECOR Conseil,
à partir de simulations de l'Institut de la statistique du Québec |
Le taux de fuite économique relié au
transport en commun est cinq fois plus faible que celui découlant du
transport privé en automobile :
 |
English version :
Hyperlink to the study
(425 k)
L’économie de l’automobile au Québec
 |
L’économie de l’automobile au Québec-
Poser la question du financement des transports collectifs
suivant de nouveaux termes de référence
19 novembre 2003 -
Télécharger la publication de Richard Bergeron
(2,6
meg).
Voyez en détails
l'impact de l'automobile sur l'économie du Québec et les solutions pour
relancer les transports collectifs.
Ce document est non disponible en format livre. Il est disponible uniquement
sur Internet. Merci à l'auteur Richard Bergeron.
Voyez le résumé qu'en
faisait le CRE-MTL en novembre 2003. |
Le monde de l'automobile abandonne le Québec
30 août 03 - La compagnie
Goodyear effectuera, en septembre, un peu plus de
300 mises à pied à son usine de Valleyfield.
L'usine d'assemblage de GM est fermé. L'usine de magnésium (Magnola) aussi. Le
Québec est producteur d'acier, d'aluminium et de pièces détachés, mais importe
toutes ses automobiles.
La STM générait près de 250 millions $ pour les gouvernements du Québec et du
Canada en 2001
Selon les données émanant d’une étude effectuée en
1996 par le Bureau de la statistique du Québec, il ressort que les dépenses
d'exploitation et d'investissement de la STM se traduisent en 2001 par
l'équivalent de quelque 8 900 emplois directs (à la STM et chez ses
fournisseurs) et de 11 600 emplois indirects additionnels pour un total de 20
500 emplois (personnes-année). Voir
La STM génère
près d'un quart de milliard de dollars de gains pour les gouvernements
(25 Ko)
de la STM et voir la section
La STM aujourd'hui ;
Un acteur économique essentiel de la métropole.
Impôts, taxes diverses et
parafiscalité
pour les gouvernements
du Québec et du Canada généré par les activités de la STM en 2001
| Revenus pour le gouvernement du
Québec |
150,1 M $ |
| Revenus pour le gouvernement du
Canada |
89,2 M $ |
| Total pour Québec et Ottawa |
239,3 M $ |
Les activités de la STM permet d'éviter
plus de 2,8 milliards $ de dépenses inutiles pour la collectivité
Si les clients de la STM se tournaient vers
l'automobile, les coûts additionnels pour la société s'élèveraient à environ 3
milliards $ annuellement, alors que les coûts du transport collectif sont de
l'ordre de 0,8 milliard $ (excluant les trains).Voir
Les
activités de la STM : un bénéfice net de 2 milliards $ pour la collectivité
(28 Ko)
de la STM.
Coût socio-économique évités par
la présence
du service de transport collectif de la STM
|
Coût de la congestion routière – automobiles |
1 350 M$ |
|
Coût de la congestion routière – marchandises par camion
|
400 M$ |
|
Frais variables relatifs à l'utilisation d'une automobile
|
700 M$ |
|
Coût des accidents |
165 M$ |
|
Coût de la pollution de l'air |
39 M$ |
|
Coût du Service de police – Montréal |
34 M$ |
|
Coût du Service des incendies – Montréal |
13 M$ |
|
Stationnement (part non assumée par l'automobiliste) |
160 M$ |
|
Total des coûts socio-économiques évités |
2 860 M$ |
Voir les
fiches informatives
La STM aujourd'hui -
Un acteur économique essentiel de la
métropole
Quelques
constructeurs d’ici et les emplois
Bombardier Transport 1 800
employés au Québec et 35
600 dans le monde
La
compagnie Bombardier, fondé au Québec en 1942,
se consacre principalement à la fabrication de motoneiges lorsqu’elle crée
en 1974 sa division de transport ferroviaire. Elle fait ses premiers pas dans ce
secteur en obtenant une commande
de 423 voitures de métro de la Société de transport de Montréal. La
compagnie confie dès lors une nouvelle mission à son usine de motoneiges de La
Pocatière. Voir la
banque d'images
mondiale
de l'entreprise.
Bombardier a son siège
social à Montréal et Bombardier
Transport à Saint-Bruno où travaillent 600
personnes (fév 2005). L’usine de La Pocatière où ont fabrique toujours des
voitures de train et de métro emploie 1 200
personnes (fév 2005).
Bombardier Transport achète pour plus
de 200 M$ CA par année de produits et services au Québec Ce qui crée au-delà de
2 400 emplois directs chez une multitude de fournisseurs québécois. Ces derniers
offrent aujourd’hui leurs produits et
services sur le marché international, incluant les concurrents de Bombardier.
Alstom
Canada
Fabricant de matériel ferroviaire
établi au Québec, Alstom
Canada, conçoit à Montréal des systèmes de communication pour ses
véhicules à travers le monde.
Prevost
Car
La fabrication d’autobus
est aussi très importante au Québec. Prevost
Car, basé à Sainte-Claire
sur la rive sud de Québec, est un très important employeur de la région.
Cette compagnie produit entre autres des autobus touristiques et emploie 1 200
personnes. Leurs véhicules sont vendus à travers l’Amérique.
Nova Bus
Nova Bus
est un important concepteur et manufacturier d'autobus de transport urbain en Amérique du Nord. La compagnie opère deux usines au Québec dont une située à Saint-Eustache avec 640 employés
(2001) et une autre à Saint-François-du-Lac avec 100 employés (2001). Parmi les employés de St-Eustache, Nova Bus a une équipe de recherche et développement qui a développé l’autobus plancher surbaissé conçu spécialement pour les besoins des Nord-Américains.
Tous les chiffres
concernant l'emploi comprennent que les emplois directs reliés à ces
entreprises à moins d'avis contraire.
Des
grands projets de transport durable
Aujourd’hui,
d’importants projets de transport collectif sont en attente de réalisation. Dans la région de Montréal,
l’Agence
métropolitaine de transport (AMT) souhaite réaliser plusieurs
projets de systèmes
légers sur rails (SLR)
dont un sur le pont Champlain. Selon l’AMT, la construction d’un SLR dans
cet axe, un des plus importants corridors métropolitains pour les déplacements
Rive-Sud/Île de Montréal, porterait la capacité du transport en commun à
l’équivalent de 3 ponts
Champlain à l’heure de pointe, soit 60
900 déplacements. Ce projet accélèrera la création de 27 000
emplois et stimulera la construction de 16 500 logements dans la zone de passage
du SLR. 6 400 emplois/année personnes seront générés pendant la construction
pour ce projet de 640 millions de dollars. Des études
d'avant projet ont lieu présentement pour ce corridor. L’AMT a également des projets de prolongements de lignes de métro dont celui
de Laval qui est en
cours de réalisation.
Un système
léger sur rail à Québec en 2008 ?
Québec, le 6 mars 2003 - Le Réseau de
transport de la Capitale (RTC)
a déposé au ministère des Transports du Québec une étude pour implanter un système léger sur rail à Québec. L'étude propose
de mettre en place un réseau de 21,5 km, comptant 40 stations et 21 véhicules
pouvant accueillir 200 passagers chacun. L'investissement est évalué à 650 M$, dont
plus de 112 M$ seraient affectés à la réfection et à la mise en valeur (embellissement) des infrastructures urbaines. Voir le
communiqué,
l'étude
(6meg)
et le
débat télévisé
de Radio-Canada. Plus d'information sur
Québec urbain.
Les
sociétés et compagnies de transport sont également un autre important secteur
d’emploi
Les
services urbains de transport en commun au Québec emploient plus de 10 117
personnes1 à temps plein
et 380 à temps partiel. Uniquement pour la Société de transport de Montréal,
7 181 personnes2 y
travailleront en 2002. Pour ce qui est du transport interurbain et rural par
autocar, environ 300 personnes3
y travaillaient au Québec en 1998.
En
ce qui concerne le transport de passagers par train, VIA
Rail employait également 2 958
personne au Canada en 2000. On peut estimer qu’environ 750 personnes
travaillent au Québec (25% du total). VIA Rail a transporté près de 4
millions de passagers en 2000.
Les
transports au Québec; Recueil de données statistique
Service de l’économie et du
plan directeur en transport de la Direction de la planification stratégique en
transport du ministère des Transports du Québec à publié en 2000
Les
transports au Québec; Recueil de données statistique (PDF 577k). Notez que les donnés relative à la rentabilité économique des
autoroutes sont puisées au Federal Highway
Administration qui n’est probablement pas l’organisme le plus neutre dans le
domaine.
Notes :
-
Statistique Canada, Statistique du transport des voyageurs par autobus et du
transport urbain, No 53-215-XIB
au catalogue, 1998, page 24, 30$. Statistique Canada a puisé directement ses
données à l'Association canadienne du
transport urbain (ACTU).
-
Société de transport de Montréal, Budget 2002, page 28
http://www.stm.info/en-bref/budget.htm
-
Statistique Canada, Idem, page 20 (données pour le Canada, 1 206 salariés,
pour le Québec, nous avons évalué 25% de ce chiffre) .
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